Aujourd'hui,
URGENT
Maouloud 2020: la journée du jeudi 29 octobre 2020 déclarée chômée et payée sau Burkina Faso.  
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).

CULTURE

Deux activités majeures ont marqué l'ouverture de la saison 2020-2021 de l'Institut français de Ouagadougou ce vendredi 18 septembre 2020. Cette saison post-Covid-19 est pour Patrick Hauguel, le Directeur de l'IF, un nouveau challenge, toujours dans la dynamique de "permettre aux jeunes talents de s'exprimer". Pour cette soirée d'ouverture, le premier acte a été marqué par le vernissage de l'exposition "Burkina 1936" du photographe Pierre Verger. L'acte deux, un concert live époustouflant du Prince national, Dez Altino.


"Burkina 1936", le regard de Pierre Verger, photographe voyageur

L'exposition "Burkina 1936" présente une trentaine de photographies en grande partie inédites, réalisées au pays des Hommes intègres. L'œuvre photographique de Pierre Verger, français d'origine et ayant vécu au Brésil, ouvre une nouvelle dimension de la photographie : une vision humaine. Ambassadeur du Brésil au Burkina depuis 2014 et en fin de mission, Regina Bittencourt est la principale initiatrice de cette exposition. Pour la diplomate, après six bonnes et heureuses années en terre burkinabè, il était important de dire merci à ce pays. Et ce merci, Regina Bittencourt dit ne trouver autre moyen que par cette exposition. "Ce sont des photos qui racontent l'histoire du Burkina. Le photographe Pierre Verger est Français mais il a vécu au Brésil. Voyageur qu'il est, ces photos représentent bien la réalité du Burkina Faso à cette période. C'est donc un cadeau aux Burkinabè en guise de remerciement", laisse entendre Mme Bittencourt visiblement très fière d'avoir vécu au pays des Hommes intègres.

De gauche à droite, Luc Hallade, Ambassadeur de France au Burkina, Regina Bittencourt, Ambassadeur du Brésil au Burkina et Patrick Hauguel, le Directeur de l'IF/Ouaga

En effet, Pierre Edouard Léopold Verger était un photographe et anthropologue français qui a vécu une grande partie de sa vie à Salvador, capitale de l'Etat de Bahia au Brésil. Il a produit une œuvre photographique de première importance, fondée sur l'observation de la vie quotidienne et de la culture populaire, sur les cinq continents. Dans les œuvres exposées, on y retrouve son voyage en Afrique de l'Ouest (1935-1936) à travers des images du chef à Mahan, province du Kénédougou, dans la région des Hauts-Bassins en février 1936 ; la construction de la cathédrale de l'Immaculée Conception de Ouagadougou en février 1936 ; des hommes travaillant à Tougan, province du Sourou, dans la région de la Boucle du Mouhoun etc.

Les photographies sélectionnées par l'Ambassade du Brésil pour cette exposition, représentent ainsi un véritable patrimoine culturel pour le Brésil selon son Ambassadeur et le Burkina. "La valeur historique de ce travail est immense. Le voyageur présente un Burkina que la plupart d'entre nous ne connaissions pas. A travers ses clichés, Pierre Verger a capturé la beauté de la culture et des religions afro-brésiliennes. Il a ainsi enregistré une partie de l'histoire", témoigne la diplomate.

Venu spécialement de Diapaga pour voir Dez Altino en concert à ses propres frais!

Lucien Lompo, un fan incontesté de Dez Altino venu spécialement de Diapaga pour ce concert

Cité parmi les artistes les plus adulés des mélomanes du Burkina, Dez Altino était très attendu pour ce premier rendez-vous à l'IF. Durant 90 mn, le Prince national a su bien le rendre au public du Grand Méliès de l'IF ce vendredi soir dans une ambiance féérique. Que dire de l'"Histoire de ma musique", un titre pour lequel le public n'a pu se retenir. La cerise sur le gâteau fut ce duo avec l'artiste Malika  la Slameuse à l'honneur des femmes. Ne dit-on pas que "Ce que femme veut, Dieu veut". C'est à juste titre que les centaines de spectateurs du Grand Méliès se sont laissés emporter par les vers et mots mélancoliques des deux tourtereaux, le temps d'une soirée.

Le Prince national de la musique burkinabè à su bien retourner l'acensseur au public de l'IF/Ouaga

Lucien Lompo est étudiant en histoire et archéologie, résidant à Diapaga, ville située à plus de 400 Km de Ouagadougou. Pour l'occasion, il a effectué le déplacement à ses propres frais rien que pour suivre le concert de son artiste. "Dez Altino est un artiste que j'ai aimé et que je suis depuis longtemps. C'est dans le journal L'Observateur Paalga que j'ai eu l'information sur ce concert. J'ai donc tout fais pour venir à Ouagadougou. Maintenant que je suis là, j'aimerais vraiment le rencontrer pour réaliser mon rêve", témoigne M. Lompo qui à la fin du concert, a pu effectivement rencontrer son idole.

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